Avengers 2 : L’ère d’Ultron – Ultra cash

Avengers 2 L'ère d'Ultron - n'y allez pas c'est de la merde.

Genre : Suspense, Thriller, Tragédie, Drame  Durée :  2h22 Note : 06/20

Réalisé par : Josh Wedon Acteurs :  Robert Downey Jr, James Spader, Chris Evans, Scarlett Johnasson, Mark Ruffalo, Chris Emsworth, Samuel L. Jackson, Jeremy Renner, Aaron Taylor-Johnson, Elyzabeth Olsen

Alors qu’ils sont en mission pour récupérer le Sceptre de Loki et restaurer enfin la paix sur terre, les Avengers débarquent en Sovokie dans le repaire HYDRA du Baron Strucker lequel fomente un plan d’invasion aidé de deux Jumeaux Wanda et Pietro Maximoff aux pouvoirs télékynésiques surpuissants. Après la réussite de l’opération, et l’analyse du sceptre, Toni Stark y voit une opportunité d’augmenter le pouvoir de son armée d’Iron Man. Un erreur qui va réveiller une puissance jusque-là inconnue.

Difficile de passer à côté de lui. Avengers, c’est la licence locomotive des studios Hollywoodiens aujourd’hui. Un tsunami super héroïque qui soulève des fantasmes de retombées financières chez les magnas de l’entertainement de la côte ouest et emporte tout sur son passage, enthousiasme des geeks de super héros prépubères, verres de soda de deux litres, scénario intelligent et personnages fouillés. En gros, c’est un film de gros bourrin, pour les gros bourrins et même pour certains gros bourrins qui sont obligés de chercher la définition de bourrin dans le dico pour vérifier qu’ils de sont pas des ânes.

Le premier Avengers avait le goût de la nouveauté. Un scénario basique, des scènes épiques, une destruction de New-York en règle, c’était parfaitement débile mais grandement distrayant de par sa démesure et sa mégalomanie. Une bonne grosse bouse mais qui fait plaisir à regarder malgré tout, allez comprendre pourquoi. L’être humain est parfois ainsi fait que l’absurde et l’imbécilité ont leur place dans sa palette de choses qui puissent le distraire, même lorsqu’il se veut, comme moi, un intégriste du ciné qui défèque avec plaisir et sans vergogne sur certains films.

Malheureusement pour lui, et pour nous, Avengers 2 : L’ère d’Ultron est un peu le Frank Dubosc du film de super héros débilisant. Une navrante, souffreteuse et pathétique suite qui tente de raccrocher les wagons en enchainant le soporifique et spectaculairement déjà vu à de très mauvais passages dialogués et blagounettes pauvres du cul qui peinent à soutenir une intrigue aussi casse-gueule et mal foutue qu’un mutilé de guerre unijambiste introduit millimètre par millimètre dans un hachoir à viande industriel pour fabriquer de cette pâtée odorante et nauséabonde dont on fait les steak de fast-food.

2h et des grosses poussières pour se faire chier comme un rat mort, faut vraiment se retenir de quitter le navire en route alors que le film précipite son propre naufrage en s’enfonçant scène après scène dans un crescendo bruyant et bordélique de passages check list scénaristique que l’on croiraient pour la plupart sorties d’une cinématique de jeu-vidéo.

Difficile de voir émerger la spécificité de chaque personnage et son apport à l’histoire, chacun semblant être un copié-collé de l’autre. Difficile de s’enthousiasmer devant les maigres trouvailles et de voir en Ultron une quelconque menace, sauf lorsqu’il émerge comme un tas de ferraille au début de sa création. Le méchant principal ayant très vite le charisme et le potentiel de frayeur d’une cocote de moules de bouchot, l’enjeu du film est aussi vite enterré. Difficile de s’enthousiasmer devant la pathétique scène finale, quasi christique où la caméra virvolte façon bullet time dans n manège qui provoque plus la nausée que la fascination geekesque.

Les studios ont bien entré dans leurs bases de données ce qui avait plu aux spectateurs pour leur servir la soupe sans trop se casser le séant à chercher des ingrédients d’une grande finesse et BOUM ! Hulk, tel le Bobba Fett de l’Attaque des Clones, devient l’élément tragicomique de l’histoire. Enchainant batailles de gros bœuf et schizophrénique love story avec Scarlett Johansson. C’est finalement son perso qui se révèle le plus intéressant du film. Un comble pour un film d’équipe mais un parfait résumé du film ou personne ne semble avoir réussi à s’entendre, pire, à s’écouter.

Et pendant ce temps-là, la concurrence s’active à la JLA…

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