Ant-Man – Fourmi ordinaire

Affiche Ant Man - N'y allez pas c'est de la merde

Genre : Comédie, action, super-héros Durée :  1h57 Note : 13/20

Réalisé par : Peyton Reed Acteurs :  Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas

Scott Lang, un cambrioleur surdoué, se retrouve, dès sa sortie de prison, à devoir cambrioler la maison du Dr Hank Pym. Sans le savoir, il lui dérobe son costume d’Ant-Man. Une invention qui permet, grâce à l’addition d’un produit chimique, à un homme de rapetisser à la taille d’un fourmi et démultiplier sa force. C’est sans compter sur, Darren Cross, l’hériter autoproclamé du Dr Hank Pym qui compte bien sur cette invention pour faire fortune en la transformant en arme.

Devant l’averse de super-héros qui tombe en draches sur les écrans, il y a de quoi avoir envie de sortir le parapluie de la méfiance pour se protéger du déchainement des éléments. Les 4 fantastiques suivent Ant-man et précèdent Deadpool.

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Mon costume est moche mais comme je suis tout petit, je m’en moque.

Si les 4 couillons sentent déjà le moisi, super-fourmi sort habilement son épingle du jeu, grâce en soit rendue à Paul Rudd et au personnage d’Ant-Man, mélange de décontraction et d’action qui fait que l’ensemble, malgré quelques petites longueurs, est suffisamment sautillant et frais pour faire passer un moment, pas exceptionnel et inoubliable, loin de là, mais plutôt distrayant et efficace. Entre un Iron-Man premier du nom et un Avengers ou Spiderman, premiers du nom eux aussi.

Ant-Man et Paul Rudd combinent parfaitement ce côté anti-héros pataud au grand cœur maladroit qui offre à la fois auto dérision en empathie à leur prestation à l’écran. Contrairement à beaucoup de super-héros, on peut se projeter, sur Scott Lang comme sur Peter Parker ou d’un Wade Wilson.

Une vie ordinaire, des problèmes ordinaires, un apprentissage un peu gauche et une approche amoureuse parapentesque. Son destin est à même de créer une proximité, une sympathie et une légèreté qui font oublier le grand guignolesque de l’ensemble. Fut-il aussi peu recherché que ce que l’on a l’écran.

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Refuser Renaissances et jouer dans Ant-Man a été la meilleure décision de ma vie.

On tient peut-être là la clé d’un bon divertissement : la légèreté. Ne pas se prendre au sérieux, c’est déjà mettre un pied dans la fiction qui ne se regarde pas le nombril des effets spéciaux en jouant au concours de bite avec ses voisins tout en parlant d’une voix grave dans le trailer.

Ant-Man ne joue pas la surenchère, mais la narration, même si elle n’atteint pas des sommets, fourmille de trouvailles sait s’appuyer sur un Michael Douglas génialissime (comme d’hab’) et sur Paul Rudd comico-tragico-héroïque qui sait faire oublier les failles gigantesques que sont la motivation du méchant de l’histoire et dénouement convenu et attendu. C’est monté avec les pieds, pas spécialement bien filmé, pas inoubliable, mais très agréablement regardable.

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