A l’aveugle – Vision de cauchemar

Genre : Thriller policier Durée : 1h34  Note :  04/20

Réalisé par :  Xavier Palud Acteurs : Jacques Gamblin, Lambert Wilson, Yaniss Lespert


Un flic aux méthodes expéditives et discutables a du mal à se remettre de la mort de sa femme. Epuisé, il commence une enquête sur l’assassinat d’une attachée culturelle qui s’est faite méthodiquement découper en morceaux dans son appartement. Il soupçonne vite un aveugle, accordeur de piano, qui avait récemment rencontré la victime. Une longue investigation va alors commencer sur fond de guerre en Afghanistan.

Il y a des films dont on dit que c’est une bonne idée qui a été pulvérisée par les studios qui mettant une pression sans nom au réalisateur ont foulé aux pieds le saut créatif du réalisateur.

 Il y a des films dont on dit que le producteur et scénariste aurait mieux fait de choisir la politique tant chacune de ses œuvres pue l’opportunisme à plein nez comme la soue d’un cochon fleure le lisier à deux km à la ronde.

Il y a des films dont on se demande si le réalisateur sait diriger ses acteurs pour leur faire interpréter leur rôle correctement et les diriger de manière à ce que l’on voit à l’écran ressemble à une vraie interaction entre deux hommes et non a un jeu ridicule de pantins torchés à la vodka dirigés par un type avec deux bras dans le plâtre.

Il y a enfin des films dont on se demande si les textes ont été écrits par un être humain ayant jamais eu de sa vie une seule relation sociale ou dialogue avec un autre représentant de la race humaine tant l’invraisemblance et le cliché des dialogues  donneraient envie de se charcuter les tympans à grands coups de javelot pour ne plus prendre le risque d’avoir à nouveau à attendre ça de sa vie.

Il y a des films qui dès les premières minutes du film, donnent envie de projeter violement le scénariste dans un hachoir industriel tant le foutage de gueule sidéral, l’absurdité des situations, la finesse des placement produits, le manque d’intelligence de l’intrigue et sa prévisibilité indiquent clairement que l’on est pris pour les derniers des pigeons fusionnés avec des vaches à lait « rourourou… Meuhhhh ! ».

Il y a des films enfin dont les décorateurs et éclairagistes ont trop vu les films de Michael Mann et d’Olivier Marshall et qui pensent qu’en copiant l’esthétique d’un film, ou reprenant son ambiance musicale « ça le fera » comme on dit.

Généralement, les films moyens comportent une ou deux de ces erreurs fatales, les navets entre deux et trois. Les énormes bouses eux cumulent cinq ou plus de ces critères, A l’aveugle fait partie de ces films qui vous plongent dans une torpeur à la limite du coma ou vous donnent envie de finir votre nuit trop courte et vous font soit mourir de rire soit vous laissent interdit devant la fabuleuse stupidité et l’intolérable nullité de ce qui passe à l’écran.

Le merveilleux cadeau que nous fait ici Luc Besson dépasse l’entendement. On se demande  toujours où est passé le talent du réalisateur tant il a été remplacé par une usine à débiter des films commerciaux débilisants et supposées machine à fric faisant autant appel à l’intelligence du spectateur qu’un programme de début de soirée le samedi sur une grande chaine. Le genre de programme qui donne envie de remonter jusqu’aux studios et abattre comme un chien le responsable de tout ce bordel.

Pourtant loin d’êtres mauvais dans certains de leurs rôles précédents, les pauvres Lambert Wilson et Jacques Gamblin font ce qu’ils peuvent au milieu des autres acteurs que le scénariste s’est empressé de faire inexister. Ils se rétament lamentablement et se prennent les pattes dans l’exécrable écriture des dialogues, l’invraisemblable sous-intrigue, la réalisation horriblement banale, le manque flagrant de direction d’acteur et l’immense vide galactique qui berce cet incroyable ratage auquel il manque juste tout pour en faire un bon film.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *